Elle a pour objectif de mieux comprendre les pratiques de déplacement des étudiant.es et personnels sur l’année universitaire 2024-2025
Faites entendre votre voix !
En partageant vos habitudes de transport et vos attentes, vous aidez à façonner un environnement plus pratique, accessible, sain et durable en matière de mobilité et pour l'ensemble de la communauté universitaire.
Vos réponses auront un impact direct sur les décisions futures en matière de mobilité.
L'enquête est ouverte du 25 mars au 30 avril 2025
Merci pour votre participation !
Les candidatures au Master sont ouvertes jusqu'au 24 mars sur la plateforme MonMaster.
]]>Merci à lui de nous avoir offert ce moment !
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Les candidat·es titulaires d'un diplôme hors UE doivent effectuer la pré-inscription sur le site Etudes en France
Les candidat·es, ayant une expérience significative dans le secteur d'activité concerné par le diplôme visé et souhaitant candidater en 2ème année de DEUST, doivent postuler sur selon le calendrier suivant :
Pour un redoublement en 2ème année de master, la réinscription est soumise à l'avis de la commission pédagogique. Vous devez en faire la demande directement à la scolarité.
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Les étudiants ont jusqu'au 31 mai 2025 pour déclarer leur intention de participation auprès de la Fédération Française de Badminton, puis jusqu'au 15 Juillet 2025 pour faire parvenir leurs travaux finalisés.
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Fonction exercée : Infirmier-ère DE
Responsabilité éventuelle : Actes professionnels infirmiers régis par décret
Situation du poste dans l’organigramme : Poste placé au sein du Pôle « santé » de l’équipe administrative de la Faculté des sciences du sport
Coordination des questions santé et actions de prévention. Domaine santé et sécurité.
L’infirmier(ère) contribue par la promotion de la santé au bien-être et à la réussite des étudiants.
Référent(e) santé, il/elle conseille l’équipe de Direction en matière de prévention, d’éducation à la santé, d’hygiène et de sécurité. Il/elle a pour mission de collaborer avec les enseignants pour la sécurité et pour le suivi des étudiants en participant aux commissions des études et aux jurys des examens. Il/elle contribue à l’intégration des étudiants porteurs d’un handicap. Il/elle effectue des actes infirmiers, identifie les besoins, dans le cadre de son rôle propre, pose un diagnostic infirmier, met en œuvre les actions appropriées et les évalue.
Il/elle occupe également un rôle relationnel, technique et éducatif auprès des étudiants et assure les collaborations avec les différents services partenaires de la Faculté des sciences du sport dans le domaine de la santé et de la sécurité.
- Accueillir les usagers lors de l’horaire d’ouverture arrêté par l’équipe de Direction de la Faculté, les écouter, leur prodiguer des conseils, réaliser un entretien infirmier individuel.
- Contribuer à l’identification des besoins (physiques, psychiques) et proposer un diagnostic infirmier. Assurer un suivi des examens prescrits. Organiser les urgences, apporter les premiers soins et orienter, si nécessaire, le blessé vers un médecin ou un hôpital.
- Prendre en charge et orienter les étudiants s’il existe un risque sanitaire
- Intervenir lors des réunions et actions de rentrée des étudiants
- Accueillir en septembre tous les étudiants en 1ère année : réception du dossier médical et entretien individualisé (vaccinations obligatoires, électrocardiogramme ECG, antécédents familiaux et personnels pour identification des éventuels handicaps, blessures, pathologies chroniques, …)
- Participer à l’intégration des étudiants en situation de handicap et organiser les aménagements avec la Mission handicap de l’Université, la scolarité et les enseignants de la Faculté des sciences du sport
- Suivre les dossiers d’accident du travail des étudiants de la Faculté des sciences du sport qui sont déclarés auprès
de la Direction des Etudes et de la Scolarité (DES)
- Gérer le suivi médical des étudiants blessés ou en difficulté sur le plan de la santé et participer aux différents jurys et commissions (justificatifs d’absence et de dispense sportive – aménagements d’études…)
- Assurer la liaison administrative avec la scolarité et les enseignants (certificats médicaux…)
- Veiller au contenu des trousses de secours des enseignants assurant des pratiques sportives et gérer la salle de
soins de la Faculté (gestion des stocks de médicaments, du matériel, …)
- Former les étudiants et les personnels de la Faculté des sciences du sport : initiation au secourisme et à l’utilisation du défibrillateur (cas pratiques), informations autour des problématiques liées à la santé, l’hygiène et la sécurité
- Participer aux tests de bases de la condition physique et de l’entrainement (BCPE)
- Participer aux enquêtes nationales, tenir à jour des documents statistiques des consultations et des blessures… et réaliser un bilan annuel.
- Intervenir au sein de la Formation Spécialisée en matière de Santé, Sécurité et Conditions de Travail (F3SCT) de l’Université pour présenter les indicateurs de la Faculté des sciences du sport (suivi des déclarations d’accidents du travail, …)
- Collaborer avec l’équipe du Service de Santé Etudiante (SSE)
- Encadrer des étudiants en soins infirmiers
- Etre soumis au secret professionnel
- Se former dans le cadre du plan académique de formation et de stages proposés par le Service de Santé Etudiante (SSE) et par le Service de Santé au Travail (SST)
- Assister aux réunions relatives à la santé, l’hygiène et à la sécurité au sein de l’établissement (SSE, SST et SPSE)
- Participer à des compétitions sportives universitaires pour assurer les soins d’urgence
- Etre le/la référent(e) handicap administratif en collaboration avec le référent enseignant de la Faculté des sciences du sport, en lien avec le service de la Mission handicap
- Etre guide évacuation incendie au sein du bâtiment Le Portique
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Extraordinaire. Vraiment, je ne peux pas dire autrement. Au-delà de ce qu'on peut imaginer et de le vivre de l'intérieur, c'est vraiment complètement fou. Je pense qu'il va falloir quelques semaines pour faire le tri dans toutes les émotions qu'on a pu vivre et pour retrouver un peu de sérénité parce qu'on est encore dans cette excitation avec les jeux paralympiques qui arrivent.
En tant que membre du bureau du Comité national olympique et sportif français, et je crois que tout le monde le dit, ces jeux ont été parfaitement réussis. Ils ont été réussis, car la délégation française a formidablement performé, et l'ambiance dans Paris était vraiment extraordinaire. Il y avait une ferveur populaire, festive, des sourires sur le visage des gens alors qu'on sortait de trois semaines de crise politique majeure dans notre pays. Cette ferveur dans les stades a atteint des proportions jamais vues ailleurs. Paris a été vraiment une fête. Paris s'est mis à disposition des Jeux, c'était un stade à ciel ouvert.
Les célébrations au Club France étaient incroyables. Le Club France a réuni 40 000 personnes par jour, c’était vraiment le lieu où il fallait aller, je n'ai jamais vu une ferveur pareille. À minuit, 1h du matin, il y avait encore 5 000 - 7 000 personnes pour attendre les athlètes et les célébrer. Et évidemment, pour le président de fédération que je suis, c'est un lieu de réseautage.
Ce que je voudrais aussi retenir, c'est la puissance du message des Jeux. Ce message de fraternité, de rassemblement des peuples, de paix est souvent galvaudé, mais il prend vraiment de la puissance, à travers les Jeux. Quand je vois en tennis de table, sur le même podium, en double mixte, les athlètes de la Corée du Nord qui ont fini deuxième et les athlètes de la Corée du Sud qui ont fini troisième, qui se font des selfies pour immortaliser l'événement ... En termes d'image politique, en termes d'image de fraternité, je trouve que c’est hyper puissant.
Et puis, je retiens les 45 000 volontaires qui ont apporté une touche tout à fait particulière à ces Jeux olympiques, de la bonne humeur et du service pour tous les spectateurs.
Je ressors transformé de ces jeux, je ne suis plus exactement le même. Avant les Jeux, j'étais un passionné du sport, un passionné des Jeux et je suis devenu un amoureux des Jeux, qui véhiculent des valeurs très fortes.
Côté tennis de table, plusieurs choses m'ont marqué. Il y avait une ambiance de folie dû aux résultats qu'on a su faire. Le parcours de la France en tennis de table est exceptionnel. Nous n’avions gagné que deux médailles dans notre histoire, une en 1992 et en 2000. Et nous gagnons deux médailles à Paris, avec deux équipes complètement renouvelées, hyper jeune, sans expérience olympique. C'est complètement fou. Ils ont été portés par ce public. Et nous avons un joueur d'exception avec Félix Lebrun, qui a un talent incroyable. Il sait gagner. Il est né champion. C'est un ambassadeur extraordinaire pour le tennis de table, un accélérateur de notoriété.
Alors, bien sûr, quand on fait ces résultats, ça signifie qu'on ne s'est pas trompé dans la sélection des joueurs, ni dans la préparation des joueurs, ni dans le dispositif qu'on a mis en place pour la performance.
Il y a eu un emballement médiatique énorme.
Je trouve qu'il y a eu un emballement médiatique pour les Jeux. Et puis alors, pour le tennis de table, c'était complètement fou, puisqu'on était vraiment une des disciplines phares des Jeux. On a pris une autre dimension, puisqu'on a été traité finalement comme les plus grands sports. Et pour le tennis de table, c'est une nouveauté. Quand Félix a joué son match pour la médaille de bronze, il y avait 6 millions de téléspectateurs sur France 2. 6 millions de téléspectateurs, d’habitude, ce sont c'est les chiffres du football, pas des chiffres du tennis de table. C'est vraiment extraordinaire.
Nous n’avons jamais eu autant de journalistes dans la salle de tennis de table. Nous n’avons jamais eu autant de personnalités qui sont venues dans la salle de tennis de table. C'est une grande fierté. Maintenant, le temps de la célébration arrive parce que c'était un moment historique, vraiment, je crois qu'on peut le dire.
Comment faites- vous la transition avec les Jeux paralympiques qui débutent aujourd’hui ?
Les Jeux paralympiques, c'est différent parce que la Fédération Française de Tennis de Table n’a pas ce qu'on appelle la délégation du paralympique. C'est-à-dire que le tennis de table est géré par la Fédération Française Handisport (FFH) et la Fédération du Sport Adapté. Évidemment, nous sommes partie prenante, mais nous n’en avons pas la responsabilité. La plupart des athlètes paralympiques sont entraînés par des entraîneurs de la Fédération Française de Tennis de Table, et ce sont aussi des joueurs qui jouent dans les championnats de la Fédération Française de Tennis de Table. Mais en revanche, nous ne portons pas la responsabilité du résultat, puisque c'est la FFH qui investit les moyens financiers.
Aujourd'hui personne ne fait la différence, il s’agit de tennis de table, ce sont les Jeux Olympiques, et ce sont les Jeux Paralympiques. Et c'est comme le disait Tony Estanguet, c'est ce match retour qui démarre, mais c'est le même match finalement.
Comment se fait-il que la FFTT n’ait pas de délégation paralympique ?
C’est historique mais, avec ma nouvelle équipe et dans notre nouveau programme pour le prochain mandat, je souhaite mettre fin à cette situation qui ne répond pas à mes valeurs d'inclusion. Dans la réalité du terrain, les clubs de tennis de table sont inclusifs, ils accueillent des personnes valides et des personnes en situation de handicap et tout le monde joue ensemble, sous la même bannière, dans le même club.
Comment s’est faite la sélection des pongistes en para-tennis de table ?
La sélection a été faite par la Fédération Française Handisport sur la base de résultats dans leurs tournois internationaux. Ensuite, la FFTT va mettre des moyens pour que les athlètes puissent performer au mieux, puisque pour le grand public et pour les médias, on va parler de tennis de table.
Pensez-vous qu’un jour les Jeux Olympiques et les Jeux paralympiques ne feront qu’un ?
Les Jeux paralympiques sont nés en 1960, c'est hier dans l'histoire du sport. On est aujourd'hui dans un moment où il y a un rapprochement qui est en train de se faire. On a connecté les deux, mais on est encore séparés. Je crois que le sens de l'histoire mènera à cette « réunion ». Il y a encore des défis logistiques à régler. C'est une super aventure de pouvoir imaginer ça.
Je crois que les Jeux paralympiques vont nous réserver de belles surprises. Ça va marquer et ça va rester dans la tête des spectateurs, des créateurs, des décideurs… J’espère vraiment qu'il va y avoir une belle ferveur et un bel enthousiasme des médias aussi, parce que les médias sont aussi très importants, ils vont pouvoir donner envie de parler très positivement de ces para-athlètes.
Un mot pour conclure ?
Dans l’organisation des Jeux, il y a de vrais choix qui ont été fait au départ. On voulait des Jeux Olympiques populaires, ils l’ont été.
On voulait innover, faire des jeux qui ne ressemblent à aucun autre, apporter cette créativité. Parce qu'on voulait que les Jeux de Paris soient un tournant dans l’histoire des Jeux.
Il y aura aussi ces héritages de rassemblement, d'être un peu plus optimiste, d'accepter mieux l'autre, la différence, d'avoir envie de construire ensemble des choses pour les quartiers, pour les entreprises, pour les associations. C'est ça l'héritage des jeux, d'avoir envie de travailler ensemble, de s'épanouir ensemble.
]]>Comment était l’organisation ?
Le premier moment marquant a été le jour de formation au Parc des Princes. C’était quelques jours avant le début des JO. Nous étions environ 500 bénévoles à découvrir le Parc entièrement décoré aux couleurs de Paris 2024, sur les écrans géants était indiqué « Bienvenue aux volontaires des JO Paris 2024 », le célèbre hymne entrainant des JO résonnait dans le stade, c’était magique ! Nous avons été très bien accueillis, nous avons visité tout le stade et les coulisses (vestiaires, trophées, etc…), nous avons même reçu des cadeaux. Nous étions tous très émus par cet accueil : les JO allaient démarrer !
Sur l’organisation, j’ai aussi pensé à nos étudiants STAPS en management du sport car les salariés de Paris 2024 étaient assez jeunes, la trentaine. Je m’attendais à voir des personnes avec plus d’expérience. Mais ils étaient très pros et très compétents. Ces responsables nous ont formé, supervisaient toutes les équipes de volontaires, géraient notre emploi du temps quotidien. Une relation de confiance s’est vite établie. Et nous avons aussi eu une certaine liberté. Par exemple, certains jeunes de mon équipe de volontaires ont monté une chorégraphie pour accueillir les spectateurs. D’autres mettaient de l’animation au mégaphone, du haut des chaises d’arbitres positionnées à l’entrée du stade. C’était joyeux !
Tu as eu le temps de voir des épreuves ?
Oui, j’ai déjà pu assister à certaines épreuves en tant que bénévole : à Roland Garros, il y a eu de très beaux matches de tennis dans une ambiance populaire avec beaucoup de familles. Mais les finales de boxe, c’était vraiment la folie dans une ambiance survoltée avec jeux de lumières, musique et DJ et un public jeune et festif ! La finale du football masculin avec l’équipe de France de Thierry Henry : un match plein de rebondissements mais les Espagnols qui gagnent finalement.
Ensuite, malgré le planning chargé de mes dix jours de mobilisation, j’ai pu assister à d’autres épreuves. J’avais acheté des billets pour la première finale de Léon Marchand en natation. Dès cette première médaille d’or, le public de la piscine de la Défense Aréna était complètement enthousiaste. Et pourtant, les compétitions de natation n’attirent pas toujours la foule habituellement. Comme j’aime beaucoup l’histoire, je voulais voir des spectacles sportifs dans des sites historiques de la capitale : je suis aussi allée au tir à l’arc pour la vue sur les Invalides, le Pont Alexandre III et la Tour Eiffel. C’était grandiose et en plus, les Français ont été médaillés dans ce sport ! Mais le décor le plus exceptionnel, c’était l’épreuve de pentathlon moderne au Château de Versailles. En 2h30, on a assisté aux 5 épreuves du pentathlon (équitation, natation, escrime, course à pied et tir au pistolet) avec le château de Versailles comme décor. Une piscine a même été « construite » dans le parc du château pour l’occasion : incroyable !
J’en ai aussi profité pour visiter plusieurs expositions présentées à Paris dans le cadre de l’olympiade culturelle. A la BnF, il y avait une très riche rétrospective sur l’histoire du sport féminin et la participation des femmes aux JO. J’ai aussi été au Musée Marmottan Monet qui présentait une exposition sur les artistes et le sport entre 1870 et 1930. De belles œuvres de peinture, sculptures, photographies à découvrir !
Cela te donne envie de retenter l’expérience ?
Oui, d’ailleurs une amie volontaire italienne m’a dit que les candidatures pour le programme des Volontaires des JO d’hiver de Cortina d’Ampezzo de 2026 ouvrent ce mois de septembre. Et j’ai vu à Paris que le fait de ne pas parler la langue du pays n’est pas un souci : avec les volontaires de ma team, nous avons tout le temps parlé anglais. Je vais peux être retenter à nouveau ma chance ? En tout cas, j’encourage les étudiants de notre faculté à candidater, c’est une expérience humaine unique et pour eux, c’est aussi une ligne supplémentaire sur leur CV.
En quelques mots, que retiens-tu de cette expérience ?
Les sourires, la ferveur populaire, l’ambiance dans les stades et dans la ville de Paris, c’était vraiment un moment suspendu de partage et de fraternité.
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Soirée Film Résilience, ça Handi long sur notre société - 4 septembre 19h30
Solène Marczinski sera présente à la diffusion du Film « Résilience, ça Handi long…. » organisée par le Creps de Strasbourg et la Maison régionale de la performance pour un temps de débat après la projection.
Quel est ton parcours sportif ?
J'ai commencé le sport très jeune parce que je suis née dans une famille de sportifs avec un grand frère et une grande soeur qui étaient en équipe de France de lutte. J'ai commencé l'athlétisme à 10 ans en valide à Brumath. Il y a 3-4 ans, j'ai découvert le handisport, une fédération où tout le monde s'entraide, personne ne se juge. C'était super agréable d'être dans un endroit où on ne se juge pas par rapport au handicap. J'ai continué le handisport, et complètement arrêté les valides jusqu'à septembre 2023 où j'ai repris dans un club valide pour pouvoir performer encore plus et viser ma sélection des Jeux Olympiques et Paralympiques (JOP) de cet été. Malheureusement, je n'ai pas réussi les minima. Mais je suis considérée comme la génération 2028, et même si je savais que ça allait être dur pour cet été, j'ai quand même tout tenté.
Pourquoi avoir arrêté le sport avec les valides pendant 4 ans ?
Je ne me suis jamais considérée en situation de handicap et je ne connaissais pas du tout le milieu du handisport, on ne m'y avait jamais sensibilisée. Jusqu'à ce que j'arrive sur une piste d'athlétisme, que je fasse des compétitions valides et que je vois que tous les jeunes me regardaient différemment parce que j'avais cette différence. Je ne me sentais vraiment pas à ma place. Quand je suis allée aux championnats de France handisport, j'ai vu que j'étais comme un poisson dans l'eau et personne ne me regardait. Ça fait tellement de bien mentalement. Le milieu du valide est vraiment trop dur.
Pour réussir les minima, tu as mis en place pendant la saison un planning de préparation et un planning de compétition ?
J'avais un planning de compétition pour la saison indoor, avec des objectifs de temps sur des compétitions précises. Ensuite, mon planning estival a commencé fin mai, avec des compétitions toutes les deux semaines. À chaque fois, le but était d'avoir un pic de performance pour faire les minima sur ces compétitions.
Tu as fait des compétitions valides et des compétitions handisport cette année ?
J’ai surtout fait des compétitions handisport, des compétitions IPC : ce sont des compétitions internationales où on peut faire les minima. Par exemple, cet hiver, j’ai fait les championnats de France en salle, et le début juillet, j'étais aux championnats de France.
Il y a une grosse concurrence sur tes distances ?
La particularité aux championnats de France, c'est qu'il y a plein de handicaps. Nous ne sommes pas assez nombreuses pour combiner une course uniquement avec des sportives qui comme moi n'ont qu'un bras. Aux championnats de France, dans ma catégorie du 400 mètres, je suis la seule. On est donc toutes regroupées ensemble, et il y a un système de coefficient de points en fonction du handicap de chacune. Comme je concours avec des filles qui ont d'autres handicaps, notamment une déficience visuelle qui est plus un handicap sensoriel, elles sont plus rapides que moi et forcément, elles vont me pousser à me surpasser.
Comment es-tu arrivée cette année à concilier les entraînements, les compétitions avec un objectif sportif élevé à atteindre, et tes études en STAPS ?
À l'université, j'ai le statut de sportive de haut niveau, ce qui m'a permis d'adapter tout mon emploi du temps. J’ai pu choisir mes groupes de TD, choisir les sports que j'allais faire, et combien de sports. Tout était adapté. Si je partais à une compétition Allan Alloui-Lange (chargé du suivi des étudiants sportifs de haut-niveau à l’Université de Strasbourg) faisait en sorte de me faire rattraper tous les cours ou tous les examens. Et j'ai validé ma première année en licence STAPS.
Tu es venue en STAPS avec quel projet professionnel ?
Toutes les filières m'intéressent, mais j'aimerais aller en APAS, parce que j'aimerais travailler avec le comité handisport Grand Est et participer au développement des pratiques sportives pour les jeunes, créer des événements pour les jeunes qui sont en situation de handicap.
En vue des JO 2028, qu'est-ce que tu vas mettre en place pour atteindre les minimas ?
Pour les JO 2028, je vais faire un gros planning avec mon entraîneur, décider quelles étapes atteindre chaque année. Le plus important, c'est la cohésion avec mon entraîneur. Et je vais aussi mettre en place une préparation mentale, parce que j'ai vu que c'est ce qui me manquait cette année : j’ai fait beaucoup de choses et mentalement, c'était compliqué. J’étais sur un triple projet : sportif, étudiant et j’ai fait un service civique au comité handisport Grand Est. J'ai entraîné des enfants, créé des événements et mené des actions de sensibilisation dans des entreprises ou dans des écoles.
Pour la préparation mentale, tu vas faire appel à un coach ?
Un coach, qui m’a vue en compétition à Paris, m'a déjà contactée. Nous avons discuté et comme ça s’est super bien passé, je pense commencer avec lui en septembre.
Tout cet accompagnement a un coût. Est-ce que tu as des aides de la fédération, de ton club ?
Le club prend en charge les déplacements en championnats de France. Sinon, tous les déplacements en compétition, je les paie, notamment grâce au soutien de mon sponsor, Decathlon Alsace. Maintenant, il faut que je fasse des démarches pour trouver d’autres sponsors qui peuvent m'aider à payer un préparateur mental, un préparateur physique, les déplacements. Il faut trouver qui contacter et comment. Pour le moment c'est compliqué de dire, « aidez-moi pour les Jeux de 2028 », les sponsors sont encore dans les Jeux de Paris.
Ton objectif, ce sont les JOP de 2028 ?
Oui. J’ai quatre ans de préparation, j’ai plus le temps parce que pour les JOP de Paris, j’ai commencé la préparation en septembre 2023, … ça a été un peu juste. Et j'espère que pour 2028, au niveau de la fédération, ils vont plus prioriser la sélection des jeunes.
]]>Le président d’une fédération olympique est élu par des représentants des comités départementaux et des représentants des ligues régionales. Il représente la fédération dans les actes de la vie courante, par exemple, pour le recrutement, pour des achats, pour des locations, etc. Bien sûr, il n'agit pas tout seul puisqu'il est encadré par différentes instances décisionnaires, un conseil d'administration, un bureau exécutif et des commissions. Une des premières missions qui me sont dévolues c'est de veiller à l'application des décisions qui sont prises par ces différentes instances. Je représente aussi la fédération auprès des partenaires institutionnels, qu'ils soient régionaux, nationaux et au niveau international, ce qui fait que je me déplace beaucoup. En 2023, j'ai fait 126 000 kilomètres et environ 200 jours de déplacement dans l'année.
Et puis, je coordonne l'activité de la fédération sur la base d'un projet sur lequel j'ai été élu. Je gère également le personnel. Il m'appartient de rechercher des partenaires, des financements, d'affecter les moyens en ressources humaines et en ressources financières en fonction des priorités du programme fédéral. Ce programme est assez innovant dans le monde des fédérations, puisqu’il s'appuie sur deux grands axes. Premier axe, la performance sportive, parce qu'on est une fédération olympique et on veut bien entendu participer à la récolte des médailles olympiques, c'est l'actualité qui arrive. Ça veut donc dire détecter des jeunes avec un fort potentiel, accompagner la formation vers la haute performance et créer les conditions de la performance de nos équipes de France. Et le deuxième axe est centré sur la performance sociale, pour répondre à la question : comment la fédération peut contribuer à rendre la société meilleure ? Aujourd'hui, ces deux axes sont portés au même niveau, avec des investissements financiers qui sont presque équivalents entre la performance sportive et la performance sociale.
À noter que je porte également ce point de vue de la performance sociale, avec quelques autres présidents de fédérations, au bureau exécutif du Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF) où j’ai été élu en 2021.
Parmi toutes ces missions, quelles sont celles que vous appréciez le plus ?
Ce que je trouve le plus intéressant, c’est le travail de compréhension des besoins de la société qui va m'amener vers une vision et une stratégie de développement innovante de notre fédération. Le deuxième point, c'est le pilotage d'une équipe plurielle avec des statuts différents, que ce soient des élus bénévoles, des salariés de droit privé, et des cadres techniques d'État, auxquels il faut aussi adjoindre des agences. Il faut être capable de piloter toutes ces équipes. C'est une expérience faite de rencontres qui est absolument passionnante. Je me sens chanceux de pouvoir vivre cette expérience, nourrie par la passion du tennis de table, évidemment.
Nous sommes à quelques jours de l’ouverture des JOP. Qu'est-ce qui a changé depuis quelques mois dans vos missions de président ?
Tout a changé et rien n'a changé : la gestion courante continue et en même temps, il y a ces Jeux qui sont l'événement le plus important au monde : 16 millions de personnes vont venir nous voir à Paris, 25 000 journalistes, 10 500 athlètes. C'est vraiment considérable et l'attente est très, très forte. Pour la fédération française de tennis de table, on est dans un momentum incroyablement enthousiasmant avec des champions charismatiques, avec un record de licenciés, une croissance financière d'environ 30%, ce qui est vraiment énorme, un gain de notoriété extraordinaire. Tout le monde aujourd'hui attend une médaille du tennis de table, que ce soit le ministère, le CNOSF, la presse qui nous sollicite énormément ... Alors il faut être au petit soin pour l'équipe de France, à laquelle on accorde encore plus de temps pour créer les meilleures conditions de réussite.
Dans le même temps, je travaille sur l'héritage des Jeux pour que demain le sport soit davantage au cœur de notre société. Pour la FFTT, cela signifie d’une part, faire évoluer son offre sportive pour satisfaire les attentes renouvelées des Français (santé, bien-être, convivialité) et faciliter l’accès au tennis de table, et d’autre part accroître encore la notoriété du tennis de table pour donner d’avantage envie de pratiquer notre sport. Aujourd'hui, on pense que si on est performant aux Jeux, il peut y avoir 30 000 licenciés de plus à la rentrée, il faudra accompagner les clubs de tennis de table pour qu'ils puissent accueillir plus de monde. On fait d’ailleurs beaucoup d'animations actuellement pour promouvoir notre pratique, par exemple sur le parvis de l'Hôtel de Ville de Paris, et au Club France.
Je travaille également avec la ministre des Sports pour construire une loi héritage, qui sera post-Jeux. Et je suis président de la commission héritage pour l'Agence Nationale du Sport, où je travaille avec des collectivités territoriales, des entreprises, le ministère, des fédérations, sur « comment léguer les actifs des Jeux ? ». Il y a par exemple eu des labels Génération 2024 ou Terre de Jeux, le Savoir-Nager, le Fonds de dotation Impact 2024 pour soutenir des dispositifs citoyens. Qu'est-ce qui va devenir de tout ça après les Jeux ? Bref, je vis Jeux Olympiques, je mange Jeux Olympiques, je travaille Jeux Olympiques, je dors Jeux Olympiques et mon agenda est complètement bouclé par ces Jeux Olympiques !
Une sélection aux Jeux olympiques implique qu’on écarte certains joueurs ou joueuses. Comment s’est passé le choix de retenir Charlotte Lutz mais pas sa sœur, Camille?
Tous les joueurs français ont rêvé de participer à ces Jeux Olympiques plus qu'à n'importe quels autres et pour ceux qui sont écartés, vous « brisez » leur carrière. C'est un regret bien sûr de ne pas avoir pu emmener une Alsacienne de plus. La fonction de président de la fédération exige d’être capable de prendre des décisions aussi dures soient-elles. Il faut bien se préparer pour les prendre, avec des arguments et ici en l'occurrence, j'avais mis en place un comité de sélection avec quatre personnes et nous avions validé un chemin de sélection il y a déjà plus d'un an, qui était bien connu des différents acteurs. Au final, c’est ma fierté, la sélection s'est faite sur des critères sportifs bien objectivés, et elle n'a pas suscité de difficultés majeures.
Dans tout votre parcours professionnel, quelles sont les compétences qui vous servent le plus à la tête de la fédération française de tennis de table ?
Dans le fond, il n'y a pas grand-chose de différent entre la direction de la faculté des sciences du sport et la présidence de la fédération, il faut avoir une vision et construire un projet. Je suis arrivé à la faculté en 2007 et j'ai été élu doyen en juin 2009. Ce que j'ai essayé de faire au niveau de la faculté, c’est innover. Je le dois à ma culture sportive parce que si vous voulez gagner après-demain, il faut construire une stratégie pour y arriver. Et puis à la faculté, j'ai découvert la recherche, ce qui m'a apporté deux choses : mettre en place des méthodes pour pouvoir travailler et puis surtout, ça m'a donné envie de faire une thèse, et cette thèse m'a conduit finalement à être candidat à la présidence de la Fédération. Je suis convaincu que ce sont des opportunités qui se construisent sur des expériences professionnelles et qui nourrissent une ambition et un parcours professionnel. C'est donc l'expérience professionnelle qui fait qu'on peut nourrir d'autres ambitions, et non l'inverse.
En étant à la tête de la fédération, c’est d’abord le périmètre qui change complètement. Vous passez tout à coup à une échelle nationale et internationale. Il faut être capable de porter un message adapté à chaque niveau et de convaincre autour de ce message. Ensuite, il y a la question du management des ressources humaines : pour le projet que j’ai bâti, j'avais besoin de nouvelles compétences au sein de la Fédération, ce qui m’a amené à professionnaliser le siège fédéral. Le troisième volet, c’est la capacité à s’organiser et agir vite compte tenu de la nécessité de conjuguer des activités pour la FFTT et pour le CNOSF d’une part et de concilier la vie parisienne et la vie strasbourgeoise d’autre part. Enfin, j’ai été instantanément projeté dans un monde qui n’était pas le mien à savoir celui des médias nationaux, des politiques, des syndicats, des patrons de grandes entreprises, des organisations sportives internationales. Je me souviens la première fois qu’on m’a demandé d’exprimer la position de la France sur un sujet, ça m’a fait drôle…
Vous êtes détaché en tant qu'enseignant de la faculté au niveau de la fédération, ce qui vous permet d'être à temps plein sur le poste de président ?
Je bénéficie d'un aménagement de service particulier, et je profite de l'occasion pour remercier à la fois la faculté des sciences du sport et son doyen Fabrice Favret, l'université et son président Michel Deneken, et sa vice-présidente chargée des ressources humaines Élisabeth Demont, qui ont joué tous les trois un rôle majeur dans cet aménagement de service. Je crois que l'université a pris en compte l'intérêt d'avoir un président de fédération en son sein pour faire rayonner l'université de Strasbourg. Ceci étant, je reste très proche de la faculté, je coordonne toujours les activités de raquettes, et je reste très attentif à l'évolution de la faculté.
Vous avez été élu en 2020 et vous aviez dit d'ailleurs que vous aurez la chance de vivre deux Jeux Olympiques puisque Covid faisant la précédente olympiade a eu lieu en 2021. Les prochaines élections ont lieu en décembre 2024. Allez-vous vous représenter ?
Je postule pour un deuxième mandat parce que je viens de vivre un mandat tout à fait particulier à cause du Covid, période pendant laquelle la fédération française de tennis de table a perdu 35% licenciés. Quand on sait que le produit des licences représentait 45% de du budget fédéral, on a dû mettre en place un plan de gestion de crise qui a été très coûteux en temps et en énergie. Depuis deux ans nous avons non seulement redressé la situation mais nous avons enclenché une dynamique très forte : une croissance de 30% des finances de la fédération et un budget de la fédération qui passe de 5 à 7,8 millions en l'espace de deux ans. Je souhaite aller plus loin pour offrir davantage de services aux clubs, de faciliter l’accès à la pratique pour d’autres catégories de français comme les femmes, les salariés, les étudiants, les personnes en situation de handicap. J’ai aussi le sentiment que c’est le moment de convertir notre image plus moderne pour attirer des partenaires économiques. Enfin, je porte un projet innovant et très enthousiasmant qui est de devenir la première « fédération à mission » sur le modèle des entreprises à mission qui sont régies par la loi pacte de 2019. Je souhaite aller au bout de ses projets. Par contre, je me suis engagé à ne pas briguer un troisième mandat.
Au cours de toute votre carrière, quel est finalement le plus gros défi que vous ayez eu à relever ? En dehors des défis encore à venir.
Ma vie a été parcourue de défis, je n'ai cessé de me lancer des défis. Je ne saurais pas expliquer pourquoi, mais c'est comme ça. En voici quelques-uns : la création d’un pôle de haut niveau en tennis de table à 24 ans ; une agrégation d’EPS ; la direction de la faculté des sciences du sport, un immense défi en me lançant dans la recherche à travers une thèse à presque 50 ans que j’ai faite en 3 ans et qui me conduit à aller vers une candidature à la présidence de la fédération française de tennis de table, et six mois plus tard, je suis élu au bureau exécutif du Comité National Olympique et Sportif Français, ce qui m'ouvre les portes de l'olympisme. Vous avez raison, j'ai l'impression que mes plus grands défis, ce sont sans doute ceux que je vais mener demain et je n’ai aucune idée dans quel domaine ils seront. Et cette chance que j'ai eu de vivre cette vie de défis fait que je n'ai encore pas eu l'impression de travailler, parce que je n'ai fait que des choses passion. Et je me sens chanceux, vraiment chanceux.
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J'aime bien être impliqué dans les événements sportifs plutôt à visée nationale et internationale. J'ai déjà été bénévole sur des championnats de France par exemple d'athlétisme, des coupes de France, des finales de championnats d’Europe de volley. J'ai été bénévole à la Ryder Cup, et aux Jeux Olympiques en 2016 au Club France. Et c'est vraiment un truc qui me plaît. J'aime bien vivre l'événement de l'intérieur. Quand tu es spectateur, tu vois ce qui se passe, tu vois la performance pure, mais tu ne sais pas ce qui se passe à côté, comment c'est organisé. Et moi j'aime bien cet aspect-là des compétitions. Et puis honnêtement c'est à Paris, il faut en profiter. Des JO d’été, on en a rarement en Europe, donc il n'y a pas trop besoin de chercher des logements parce qu'on connait tous quelqu'un à Paris, il n'y a pas de vol à l’autre bout du monde à payer, donc ça réduit les coûts.
Ton dossier, tu l'as déposé en 2022 ?
Oui, je suis passé par deux procédures. Il y avait une procédure du Cojo (Comité d’Organisation des Jeux Olympiques), que tout le monde a faite, et une procédure qui a été faite spécifiquement par la fédération française de volley. Ce qui m'intéressait le plus, c'était les deux pratiques que la fédération gère : le volley et le beach volley. Et la fédération a fait une procédure supplémentaire pour voir s'il y avait des gens qui avaient déjà un passé de volontaire dans des compétitions que la fédération avait organisées auparavant. Ça leur facilitait un peu le choix.
Tu penses que cette expérience a joué dans ta candidature ?
Oui, le Cojo recherche des volontaires qui ont un passé de bénévole, ça facilite vraiment les choses d'avoir déjà vécu des compétitions internationales, pour mes missions en tout cas. Et puis je suis aussi disponible sur la durée maximum proposée, un mois. Je sais que ma candidature a été acceptée depuis septembre 2023.
Quelles seront tes missions ?
Sur la candidature, on doit classer des sports et trois différents types de missions. J'ai demandé prioritairement les opérations sportives, et c'est la mission pour laquelle j'ai été sélectionné.
Ça consiste en quoi ?
En fait, sur les opérations sportives, tu t'occupes de tout ce qui concerne le plateau de jeu. Si on prend l'exemple du volley, c'est monter le terrain, monter le filet, tout ce qui est relatif aux arbitres. Ça va être aussi toutes les petites pubs qu'on met autour, ça fait partie des missions. Et après, tout ce qui se passe sur le terrain entre les matchs, ça va être de notre ressort. Par exemple si en match la mire se décroche suite à un coup, il faut la remplacer sans être vu, en quelques minutes. Ensuite, entre les matchs, tout le petit « bordel » que tu as sur le terrain, des straps qui traînent, des bouteilles, c'est toi qui fais le ménage. Tout doit être propre et à sa place pour le match suivant.
Tu as l'intention d'aller voir d'autres épreuves que celles de volley ?
Le premier planning a dû sortir en mars 2024, depuis il a déjà beaucoup bougé. Tout est géré sur une plateforme sur laquelle on a toutes les informations, les formations, le planning. C'est bien d'avoir accès à toutes les infos sur une seule plateforme, parce que si l’organisation a besoin de faire des changements en urgence, on a les infos directement. J'ai des créneaux qui sont un peu différents selon les jours. Je commence le 19 juillet, bien en amont du début des JO. Je crois que je n'ai pas de journée où je ne fais rien, à part le 26 juillet, où il y a la cérémonie d'ouverture, et le 9 août. J’aurai des « shifts » soit de l’après-midi, soit du soir, en moyenne 8h/jour. Selon les « shifts », je pourrai aller voir des épreuves : j’ai acheté deux billets en athlétisme, pour la finale du 100 m et les qualifications du lancer de javelot. Comme je sais depuis quelques mois que je suis volontaire, j'avais mon planning à l'avance, et j'ai pris des tickets qui correspondaient à des créneaux libérés.
Tu as dû suivre des formations ?
Pour l'instant, on a eu deux formations en ligne. La première était très pratique : à quoi sert mon accréditation, comment je me comporte avec, comment je récupère ma dotation. La deuxième formation nous informe sur les différents acteurs des Jeux, le financement, l’accueil des publics, les bons comportements à avoir. Et dès la semaine prochaine, j’aurai à Paris des formations plus spécifiques à mes missions.
En dehors des formations que tu as sur la plateforme, est-ce que tu te prépares d'une façon ou d'une autre ?
Pas spécialement. Ce que j’ai préparé en amont, c'est comment vivre sur place, trouver un hébergement qui ne coûte pas trop cher, prendre un pass Navigo.
Peux-tu déjà voir des différences et des similitudes dans l’organisation par rapport à ce que tu as vécu à Rio en 2016 ?
Je pense que les vraies différences, les vraies similitudes, je les verrai la semaine prochaine. À Rio, j'étais au Club France, ça dépendait du Comité national Olympique, pas du COJO. C'était vraiment plus de l'événementiel que de l'opération sportive. Ce qui est sûr, c'est que les sites de compétition à Paris sont hyper dispersés, et il y a aussi Lille, Marseille….alors qu’à Rio, il y avait seulement trois parcs olympiques, les sites de compétition étaient regroupés.
Dans ta dotation, à part la tenue, tu as eu d'autres goodies ?
Non. On nous a présenté la tenue, en avant-première, lors de la convention fin mars qui a réuni des milliers de bénévoles à Paris. La convention, c'est un « méga teasing des Jeux ». Et en tant que bénévole, le vrai truc qu'on attend, c'est la dotation, que je suis allé chercher début juin avec l’accréditation : un gros sac, une sacoche, des chaussures, quatre paires de chaussettes, deux pantalons short, quatre t-shirts, un bob, une veste légère et une surveste coupe-vent. C’est la même dotation pour tous les bénévoles.
]]>J’ai candidaté uniquement pour les Jeux Olympiques parce que les Jeux Paralympiques sont trop tard. Ils sont du 28 août au 8 septembre, et par rapport à la rentrée, je ne pouvais pas m'engager sur les Jeux Paralympiques. Je le regrette, vraiment, parce que ça m'aurait vraiment intéressé de le faire.
Je suis une passionnée des Jeux Olympiques depuis toujours. Les Jeux Olympiques m'ont orientée vers le sport, la pratique sportive, et puis après l'enseignement du sport. J'adore l'histoire des Jeux Olympiques, j'ai été à deux reprises à Olympie en Grèce. Cette histoire antique me passionne depuis toujours et m'intéresse. Et c'est aussi les Jeux de l'ère moderne qui m'intéressent, depuis leur rénovation par Pierre de Coubertin. À l'université j'assure des cours sur l'histoire des Jeux Olympiques en première et en deuxième année.
Évidemment, quand j'ai su que les Jeux étaient organisés en France, et qu'il y a eu l'année dernière un appel pour rechercher des bénévoles, ça m'a semblé une opportunité. Donc, mes motivations, c'est d'abord la passion des Jeux Olympiques, et puis ensuite c’est vivre une expérience unique en vivant les Jeux de l'intérieur. Je pense que j'ai beaucoup à apprendre de cette expérience-là.
Et puis après c'est le côté festif, moi j'adore le sport pour les grands événements sportifs, pour ces fêtes populaires que sont les grands championnats ou les Jeux Olympiques. Donc je me réjouis.
Sais-tu déjà sur quel site tu seras et quelles seront tes missions ?
Je m'estime très chanceuse parce que je suis à Roland-Garros essentiellement pour du tennis, mais aussi pour une phase finale de boxe, et au Parc des Princes, pour les deux finales, la finale des hommes et la finale des femmes de foot.
Je suis au service des spectateurs. Les missions risquent de varier un peu tous les jours, mais ça englobe l'accueil des spectateurs aux abords du site, leur orientation sur le site, leur placement en tribune, la gestion des files d'attente, le contrôle scan des billets des spectateurs, la gestion des personnes à mobilité réduite et leur accompagnement vers leur zone spectateur
Est-ce que tu as pu choisir dans quel service tu souhaitais être affectée ?
Quand j'ai postulé, on m'avait demandé quelles missions je préférais, et j'ai juste souhaité ne pas conduire les personnalités : faire de la route, ça ne m'intéressait pas du tout. Je n'ai pas indiqué Roland-Garros ou le Parc des Princes, d'ailleurs mes sports de prédilection sont la natation et l'athlétisme, et en fait je suis au tennis, à la boxe et au foot. Je trouve que ça sera plus enrichissant pour moi.
As-tu déjà été bénévole en club ?
Oui, j'ai déjà été bénévole, pas sur des événements internationaux de cette dimension-là évidemment, mais sur des événements régionaux, notamment pour des événements de triathlon pendant plus d'une dizaine d'années. Je suis assez aguerrie à cet exercice-là.
Est-ce que tu avais prévu d'assister à certaines épreuves comme spectatrice ?
C'était un peu une crainte que j'ai eue quand j'ai été prévenue début juin que finalement je serai volontaire officielle. Mais très vite on m’a informée que je pouvais faire part de mes indisponibilités. L'organisation est bien faite parce que j'ai pu être libérée pour les moments où je suis sur des événements en tant que spectatrice, notamment le 28 juillet. Léon Marchand va nager le 28 et ça ,je ne veux pas rater. J’ai aussi acheté des billets pour l'athlé et le tir à l’arc aux Invalides, parce que je voulais voir comment on pouvait profiter de ce lieu.
Tu suis une préparation en vue de tes missions ?
J’ai longtemps été sur le site des volontaires remplaçantes. Ça fait seulement un peu plus d'un mois que j'ai été officialisée volontaire. Depuis, sur une plateforme qui s'appelle l'Académie 2024, j'ai régulièrement des cours, des modules de formation sur l'organisation des JO, sur les enjeux de ces Jeux Olympiques, sur la vigilance à avoir par rapport à la sûreté des spectateurs, sur les préoccupations environnementales. Et puis plus récemment j'ai eu des modules de formation sur les missions que je vais pouvoir exercer. Ce sont des vidéos très courtes, très bien faites par le comité d'organisation. Ça me prend pas mal de temps, mais pour moi c'est du plaisir parce que c'est très enrichissant.
Et je serai aussi formée sur site, dans 10 jours, à Roland Garros et au Parc des Princes pour bien connaître les lieux et pouvoir aiguiller les spectateurs. Je pense que je verrai à ce moment-là comment ça va s'organiser. Par exemple, au Parc des Princes, sur les 500 volontaires, il y a 50 nationalités qui sont représentées. Je trouve très intéressant de pouvoir côtoyer des personnes de l'étranger et de pouvoir échanger avec eux.
Par ailleurs, je me prépare, je continue à faire mon sport, à me reposer pour être en forme, de bonne humeur et souriante. Parce que je pense que ça va être intense, je serai quand même mobilisée sur 9 jours avec à peu près 7h de mission par jour. Il va falloir être tout le temps debout, à se déplacer. Je peaufine aussi mes compétences linguistiques, je revois mon anglais et mon allemand.
Un mot pour conclure
Je suis très impatiente de partir, d'y aller, mais je sens aussi une forme de pression parce qu'on veut être digne de la mission qu'on nous donne, quelque part on accueille aussi le monde.
]]>Comment concilies-tu ta carrière de sportif de haut-niveau et tes études en licence STAPS ?
C’est assez compliqué. J’ai un aménagement, je suis aidé par les profs, par le doyen.
En fonction des entraînements, j’essaie de trouver un petit créneau de 2h/jour pour les cours afin de réviser un peu. C’est ce qui est assez difficile. Avec l’aménagement que j’ai, je n’ai que la moitié des matières à passer chaque année : je fais une année d’études en 2 ans. C’est ce qui fait que je peux avancer tranquillement. Le sport prend trop d’importance dans ma vie, je délaisse certaines choses mais pas totalement.
Ta priorité dans une journée, c’est l’entrainement ?
Oui, la priorité c’est l’entraînement. Le matin, je vais à l’entraînement puis j’essaie de me caler un moment pour réviser ou aller en cours s’il y a un cours à ce moment-là. L’après-midi, c’est full entraînement et là je n’ai pas de place pour les cours. Et le soir, c’est en fonction de la fatigue des entraînements : c’est compliqué de s’installer à un bureau, de se motiver après avoir eu 4, voire 5 heures d’entraînement dans la journée.
Quel est ton projet professionnel suite à tes études en licence STAPS ?
J’ai choisi la mention Entrainement Sportif (ES). Après la validation de ma licence, je veux m’orienter dans la Douane. Je passerai un concours et j’aimerais être en charge de la préparation physique des douaniers, en Polynésie.
Pourquoi avoir choisi de suivre la licence STAPS à Strasbourg?
Après mon bac, j’avais 2 choix : Boulouris et Strasbourg. J’avais choisi Boulouris, pour la mer, le soleil. Et c’est ma mère qui a eu le dernier mot avec une question simple : « L’université est à quelle distance du lieu d’entraînement » ? À Strasbourg, j’ai 20 minutes de tram et à Boulouris, je devais prendre le train jusqu’à Nice, donc c’était impossible. Ma mère m’a dit d’aller à Strasbourg, pour elle, pour mes parents, ce sont les études d’abord. Pour moi, dans ma tête, c’est le sport un peu avant. Depuis tout petit, je me suis dit que j’aimerais gagner ma vie en tant que sportif et j’essaie de tout faire pour y arriver. Pour le moment, je suis sur le bon chemin.
Ta blessure aux championnats d’Europe en mai a-t-elle modifié ta préparation pour les JO ?
Alors, on adapte. C’est moins de lancers mais j’arrive tout autant à m’entraîner, je fais de la musculation. C’est juste sur un mouvement où j’ai un peu mal, donc je travaille différemment : au lieu de lancer un javelot, je lance une médecine ball. Je ne suis jamais au repos, ce qui fait que la motivation reste intacte et je sais que je serai au top de ma forme dans un mois.
As-tu augmenté tes heures d’entraînement en vue des JO ?
Au contraire, au lieu de se mettre une pression, on a décidé de continuer comme on avait prévu. Ce n’est pas parce que je suis sélectionné pour les Jeux qu’il faut faire différemment. On suit notre trame d’entraînement, et tout se passera comme il faut.
Pour supporter Teura, rendez-vous le 6 août pour les qualifications du lancer du javelot et le 8 août pour la finale.
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Rencontrer les acteurs clés du secteur
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Candidatures sur eCandidat jusqu'au 14 juillet.
]]>Dans un second temps, les étudiant·es ont travaillé par groupe, sur trois missions dont Léo Dub a actuellement la charge au Team Strasbourg. En se confrontant à un projet concret et réel (étude de cas avec missions commerciale, évènementielle et de communication), les étudiant·es ont progressé collectivement et professionnellement.
A la reprise du championnat, les étudiant·es iront assister à un match du Team Strasbourg, actuellement 3ème club strasbourgeois, après le Racing football et la SIG Basket.
Ce projet est à l'initiative de Stéphanie Priester, enseignante à la faculté des sciences du sport, dans le cadre du cours Théorie APSA natation.
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